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Derrière la condamnation d’Olivier Bouygues, « un sérieux avertissement pour les grands propriétaires de domaines de chasse »

Derrière la condamnation d’Olivier Bouygues, « un sérieux avertissement pour les grands propriétaires de domaines de chasse »

D’habitude, les délits environnementaux ne fascinent guère les prétoires, mais cette fois-ci, le jugement du tribunal correctionnel d’Orléans était très attendu. Depuis des années, des associations de protection de la nature ainsi que des défenseurs du bien-être animal pointent du doigt la chasse pratiquée au sein des grands domaines de Sologne détenus par le gotha parisien. Que se passe-t-il vraiment sur les terres de ces milliardaires protégées par de hauts grillages ? Le droit y est-il respecté ?

Vendredi 23 octobre, la justice a tranché en condamnant l’un d’entre eux, l’homme d’affaires Olivier Bouygues, à deux ans de prison avec sursis et 750 000 euros d’amende pour « destruction d’espèces protégées en bande organisée ». Les faits ont eu lieu dans sa propriété de Fontenaille, à La Ferté-Saint-Aubin, dans le Loiret, où le fils de Francis Bouygues (1922-1993), fondateur du géant du bâtiment et des travaux publics, des médias et des télécommunications, aime recevoir ses amis férus de chasse comme lui, dans ce paradis naturel qu’est la Sologne.

Les cinq autres prévenus, parmi lesquels l’ancien et le nouveau régisseur de son domaine, ainsi que trois gardes-chasse ont été condamnés à des peines allant de six mois à deux ans de prison avec sursis et des amendes.

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