A mesure que les données remontent sur l’épisode exceptionnel de canicule de la fin du mois de juin, le bilan ne cesse de s’alourdir. La surmortalité, durant cette période de chaleur extrême qui a touché 92 départements et 98,5 % de la population hexagonale, entre le 17 juin et le 2 juillet, atteint 5 764 décès, selon le bulletin publié par Santé publique France (SPF), mercredi 22 juillet. Soit un « excès de mortalité », toutes causes confondues, de + 36,2 % ; et un record jamais atteint depuis la canicule de 2003.
Plusieurs enseignements se confirment, selon les chiffres communiqués par l’agence sanitaire pour la première fois à partir des données issues des bureaux d’état civil, comprenant les certificats de décès électroniques (qui couvrent 60 % de la mortalité nationale) mais aussi les certificats papiers, provenant d’un échantillon d’environ 5 000 communes (couvrant 84 % de la mortalité nationale).
Parmi ces quelque 6 000 décès supplémentaires par rapport à une mortalité dite « attendue » (calculée sur les six dernières années en excluant les événements exceptionnels), les personnes âgées ont été les plus touchées, les plus de 75 ans représentant plus des deux tiers de cette surmortalité. Toutes les classes d’âge, à partir de 15 ans, ont néanmoins été concernées par un excès de mortalité, ce qui montre « l’intensité remarquable et la durée de l’exposition à la chaleur de la population », selon SPF. Avec près d’un millier de décès en excès, la tranche des 45-64 ans a ainsi connu un bond de 55 % par rapport à la mortalité attendue.
Il vous reste 73.55% de cet article à lire. La suite est réservée aux abonnés.