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Un an après l’affaire Chenal, la difficile lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans le ski français

Un an après l’affaire Chenal, la difficile lutte contre les violences sexistes et sexuelles dans le ski français

La montagne qui accouche d’une souris. Jamais l’expression n’aura sonné aussi juste à la lecture des morceaux – très choisis – de la synthèse du rapport d’enquête relative à la gestion par la Fédération française de ski des faits de violences sexistes et sexuelles, transmis au Monde par le ministère des sports. Il aura fallu attendre neuf mois pour connaître les premières conclusions de cette enquête, diligentée le 28 octobre 2025 par l’ancienne ministre des sports, Marie Barsacq, après nos révélations sur l’affaire Joël Chenal, en juillet de la même année.

Le vice-champion olympique du slalom géant aux Jeux de Turin 2006, devenu entraîneur fédéral, est accusé de harcèlement sexuel sur une douzaine de mineures et de deux viols, dont un sur une adolescente âgée de moins de 18 ans au moment des faits présumés. Le tout sur une période d’au moins quinze ans. Cette affaire a mis au jour des dysfonctionnements à tous les étages de la fédération.

« La véritable appropriation de la politique de lutte contre les violences sexistes et sexuelles par la fédération ne s’est opérée qu’à partir de 2025 », souligne d’ailleurs le rapport de l’inspection générale, qui pointe aussi que la « capacité » de l’instance à mobiliser des moyens humains spécifiques « reste insuffisante au regard des enjeux » et déplore « la place trop faible de la prévention de [ces violences] dans les formations ».

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