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Disparition de Lyhanna : Maud Bregeon dit « partager l’indignation » sur les dysfonctionnements des enquêtes autour du suspect

Disparition de Lyhanna : Maud Bregeon dit « partager l’indignation » sur les dysfonctionnements des enquêtes autour du suspect

Alors que d’intenses recherches se poursuivent, sept jours après la disparition de Lyhanna, dans le Gers, la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon, s’est exprimée sur l’affaire, jeudi 4 juin. Interrogée sur Europe 1 et CNews, elle a dit « partage[r] l’indignation de tous les Français » sur les dysfonctionnements des enquêtes autour de l’homme soupçonné de l’enlèvement de Lyhanna et a plaidé pour « continuer à augmenter les moyens de la justice ».

« Ce que l’on découvre jour après jour est absolument insupportable. Ça nous ramène à une question plus profonde : quelle place on donne à la parole des victimes ? Comment se déroulent les enquêtes ? Comment ces enquêtes sont suivies ? », s’est-elle interrogée. L’homme soupçonné de l’enlèvement de Lyhanna, collégienne de 11 ans disparue depuis le 29 mai, avait en effet été visé par plusieurs plaintes et signalements ces dernières années.

Une procédure à son encontre a notamment été ouverte après une plainte déposée le 22 août 2025 par la mère d’une mineure née en 2014, qui a dénoncé des viols commis « entre septembre 2024 et mai 2025 au domicile » du suspect, selon la procureure de la République d’Auch, Clémence Meyer. Mais, depuis le dépôt de cette plainte, Jérôme B. n’a pas été entendu, ce qui suscite de la « colère » dans l’opinion, a reconnu Maud Bregeon.

« Une question de rapidité de la justice »

Le ministre de l’intérieur, Laurent Nuñez, a demandé avec son homologue de la justice, Gérald Darmanin, l’ouverture d’une enquête administrative, confiée à l’inspection générale de la justice et à l’inspection générale de la gendarmerie nationale, pour identifier « d’éventuels dysfonctionnements » dans ces enquêtes.

Le suspect avait par ailleurs été licencié de son emploi dans un lycée « après une procédure disciplinaire à la suite du signalement d’un comportement inapproprié envers une lycéenne ».

« Il y a une question de rapidité de la justice et, pour cela, il faut des moyens. Nous avons massivement augmenté les moyens de la justice depuis neuf ans, mais, de toute évidence, il faudra aller au-delà », a encore jugé la porte-parole du gouvernement, sans donner plus de détails sur les augmentations envisagées.

Sur Franceinfo, Raphaël Glucksmann s’est dit également « révolté » par ces révélations. « On ne peut pas avoir une plainte et dix mois plus tard, rien », s’est indigné le dirigeant de Place publique, demandant aussi « des moyens supplémentaires pour la justice pour que les dossiers soient traités beaucoup plus rapidement et remontent tout en haut de la pile à chaque fois ».

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