« Aujourd’hui, pour être un athlète en équipe de France, je dois payer la Fédération [française de ski, FFS], et non l’inverse. » Alors que l’étape de Coupe du monde de Sölden (Autriche), samedi 24 octobre, marque le coup d’envoi de la saison de ski alpin – à moins de quatre ans des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver dans les Alpes françaises –, cet espoir du slalom, qui a requis l’anonymat, s’en remet à la plateforme de financement participatif « Soutiens ton sportif » pour récolter les dizaines de milliers d’euros nécessaires à son exercice 2026-2027.
Cet appel aux dons n’est qu’un parmi d’autres face à des coûts de pratique qui explosent, le risque étant que l’argent devienne une donnée plus prégnante que la performance. Pour rejoindre l’équipe de France, un effort financier est requis, qui consiste en une contribution minimale de 5 000 euros censée couvrir les frais de transport, d’hébergement et techniques liés à la saison. Il faut aussi financer le voyage à Ushuaïa (Argentine) ou au Chili, où les groupes effectuent régulièrement leur stage de présaison. Cela représente au moins 2 500 euros.
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