Politique

Mobilisation du 17 octobre : comment LFI, sans être l’extrême gauche ni l’ultragauche, joue pour eux un rôle de parti « parapluie »

Mobilisation du 17 octobre : comment LFI, sans être l’extrême gauche ni l’ultragauche, joue pour eux un rôle de parti « parapluie »

Depuis la journée de mobilisation du 17 octobre, Emmanuel Macron le martèle avec constance : s’il y a des violences en marge des manifestations, c’est le fait de « groupes organisés d’ultragauche qui visent à faire tomber la République ».

Ce discours va de pair avec l’accusation faite à La France insoumise (LFI) de couvrir ces « proxys » d’extrême gauche. Il permet de jeter dans l’illégalité une partie des manifestants, pour réduire à la portion congrue le périmètre de ceux qui sont « légitimes » à défiler. Car le chef de l’Etat a prévenu, jeudi 22 octobre, au sujet de la nouvelle journée de mobilisation prévue samedi : « Les demandes [de manifestation] qui sont faites par des gens qui n’ont aucune légitimité pour cela seront interdites. »

Ce discours se heurte pourtant à la réaction solidaire de la gauche – jusqu’à François Hollande, qui a invité, mercredi sur France Inter, à ne pas « faire de fixation » sur LFI. Il est aussi démenti par la réalité des forces de cette ultragauche. Catégorie policière regroupant l’ensemble des militants contestataires acceptant illégalité et violence dans leur pratique, l’ultragauche existe, est présente, mais elle ne suffit pas à expliquer ce qui s’est produit le 17 octobre.

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