« Percuter », « impacter », « fermeté », « intraitable » : le lexique employé par le ministre de l’intérieur se voulait clair, vendredi, à la veille du 24 octobre, nouvelle journée de mobilisation organisée une semaine après le fiasco sécuritaire du 17 octobre. Depuis l’hôtel de Beauvau, Laurent Nuñez a donné un peu plus de détails sur le dispositif prévu par les autorités pour encadrer les manifestations prévues demain à travers le pays.
Alors que le ministère n’a toujours pas fait œuvre d’une transparence totale sur les effectifs mobilisés le week-end précédent, le ministre a indiqué que seraient « mobilisés sur l’espace public 70 000 policiers et gendarmes, à la fois des effectifs locaux (…), des compagnies républicaines de sécurité, des escadrons de gendarmerie mobile ». Cela représente 10 000 effectifs en plus par rapport au 17 octobre.
Le ministre a également listé par le menu toutes les unités susceptibles d’être mobilisées : GIGN, RAID, BRI-PP, brigades cynophiles, équestres, de lutte anti-drones… Il a toutefois reconnu que les « unités d’élite n’ont pas vocation à faire du maintien de l’ordre », et indiqué qu’elles auraient pour vocation de « décharger les forces de sécurité intérieure qui, elles, sont habilitées à faire du maintien de l’ordre ». Les moyens techniques seront largement déployés : une quinzaine d’engins lanceurs d’eau seront de sortie, tout comme une vingtaine de blindés Centaure de la gendarmerie.
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