Plusieurs milliers de forces de l’ordre quadrillant la ville, des bus municipaux réquisitionnés par la préfecture pour acheminer les militants de la gare au meeting, des mouvements de gauche surveillés et empêchés, des fouilles aux corps particulièrement zélées. Le meeting de lancement de campagne de Marine Le Pen, dimanche 25 octobre à Orléans, avait des allures de citadelle assiégée. Une ambiance au goût du Rassemblement national (RN). « C’est bien la preuve que quand on veut, on peut, se réjouit l’eurodéputé Philippe Olivier, très proche conseiller de Marine Le Pen. Dès qu’on ne laisse plus les gens se balader avec des tenues de black blocs, c’est tout de suite moins le bordel. »
Aucun cadre frontiste n’avait de mot trop doux à l’égard du préfet du Loiret, Hugues Moutouh, habitué des sorties martiales et grand ordonnateur de la mise sous cloche de la cité johannique. Le week-end a conforté la cote déjà haute du haut fonctionnaire, dont le nom circule pour de hauts postes en cas de victoire en 2027. « Un connaisseur, très bon sur le maintien de l’ordre et avec une personnalité particulière », vante Michaël Taverne, ancien policier et député (RN) du Nord. Marine Le Pen ne pouvait rêver cadre plus adapté à son discours, soucieuse d’insuffler « ordre » et « optimisme » dans un pays perclus de périls, documentés ou fantasmés.
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